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Les sismologues qui oscultent la Terre ont montré,
dès la première moitié du XXe siècle, que
la planète est hétérogène et constituée
d'enveloppes concentriques : croûte, manteau, noyau. Seuls les matériaux
des croûtes continentale et océanique et du manteau supérieur
sont directement accessible à la surface de la Terre. Pour des
profondeurs supérieures à 400 km, on utlise des données
sismiques et des expériences à haute pression et à
haute température pour construire des modèles minéralogiques
et chimiques de la Terre. L'étude des météorites,
fragments de planétoïdes qui se sont formés en même
temps que les planètes du système solaire, permet de compléter
ces modèles.
Comment
déterminer la composition minéralogique et chimique du manteau
profond ?
- La composition chimique des minéraux
de la Terre
Le site de l'université
de Potsdam (http://www.gfz-potsdam.de/pb4/pg1/dataset/thermo/phases.html)
présente la formule chimique d'un grand nombre de minéraux
de la Terre. Cette composition pourra être également retrouvée
en détail sur le site Webmineral du BRGM (http://webmineral.brgm.fr:8003/mineraux/Main.html).
Sur le site de l'université
de Potsdam, on trouvera également, à la page http://www.gfz-potsdam.de/pb4/pg1/dataset/reactions.html,
de nombreuses réactions chimiques qui ont été testées
expérimentalement entre certains minéraux.
Pour réaliser
de tels tests expérimentaux, il faut élever la pression
et la température de façon considérable. Pour cela,
on utilise une cellule à enclume de diamant. Voici quelques sites
décrivant cette cellule :
Le site italien de l'université de Rome décrit
l'histoire des expérimentations sur
la minéralogie du noyau et des expérimentations
à haute pression.
L'utilisation de cette enclume de diamant offre
de nouvelles voies de recherche comme le montre les deux citations suivantes
:
LES LAUREATS DE LA MEDAILLE DE BRONZE DU CNRS 1999
: "Cette médaille récompense les travaux de Denis Andrault, 35
ans, maître de conférences et membre du laboratoire "Physique des géomatériaux"
(CNRS-Institut de physique du globe), à Paris et de Guillaume Fiquet,
34 ans, chargé de recherche au CNRS, au laboratoire de "sciences
de la Terre" (CNRS-ENS de Lyon-Université Lyon 1), à Villeurbanne.
Ils ont mené conjointement un important projet de minéralogie expérimentale
de haute pression et haute température en concevant une expérience de
diffraction de rayons X sur une ligne de l’European Synchrotron Radiation
Facility (ESRF) de Grenoble, associée à un système de cellule à enclume
de diamant et à chauffage laser, qui a permis d’atteindre respectivement
200 Gpa et 4000 K. Les conditions reproduites sont celles du manteau
et du noyau terrestre. Cette expérience est pour l’instant unique au
monde. Ils ont, ainsi, pu préciser les équations d’état et les transitions
de phase des minéraux majeurs du manteau terrestre et procurer des données
essentielles pouvant être comparées aux données issues de la sismologie...".
D 'après la page http://www.cnrs.fr/cw/fr/nomi/prix/bronze99.html
"Sujet proposé par Philippe GILLET. À
quelques 3000 km à l'intérieur de la Terre, la pression est de l'ordre
de 135 GPa et la température aux alentours de 3500 K. Dans la Terre
profonde, les matériaux adoptent alors des structures nouvelles. Il
est possible de reproduire expérimentalement ces conditions de pression
et de température en plaçant des échantillons dans une cellule à enclume
de diamant et en les chauffant avec un laser à infrarouge. Alors, une
analyse in situ de l'échantillon (par diffraction X ou spectroscopie
Raman) peut nous donner une mesure expérimentale de l'équation d'état.
Ce type d'expériences, réalisé à l'ESRF (Synchrotron de Grenoble), nous
donne une série de mesure du volume en fonction de la pression et de
la température. Le projet consistera à minimiser ces données sur une
équation physique à trois paramètres (Birch-Murnaghan) et d'en extraire
par inversion la valeur de ces paramètres (Compressibilité X et variations
de la compressibilité avec la pression dX/dp et la température dX/dT)
reproduisant au mieux les données."
D'après la page http://www.ens-lyon.fr/~hcardon/projets_info96.html
- L'apport des météorites à
la connaissance du noyau
De nombreuses informations sur les météorites
peuvent être retrouvées sur ce cédérom dans
une
page du chapitre 1.
Travaux
pratiques informatisés
Comparaison entre la composition
des enveloppes de la Terre et celle des différentes météorites
Cette comparaison sera faite à
partir des données du manuel scolaire.
1) Charger le fichier excel présent
sur le cédérom en cliquant sur meteo1.xls
(voir une copie
d'écran du tableau)
2) À partir de ce tableau, réaliser
une moyenne pour les données où un minimum et un maximum
sont donnés. Pour cela, remplir les cellules en rose sur le tableau
avec la formule adéquate.
(voir une copie
d'écran avec les formules)
3) Réaliser le tableau 2 en
copiant les colonnes correspondantes (attention, il ne faut copier que
les valeurs, pas les formules) afin de pouvoir réaliser un graphique
sur des colonnes adjacentes.
(voir
une copie d'écran montrant le tableau 2)
4) Réaliser le tableau 3 comme le montre la
copie d'écran précédente.
5) Faire le premier graphique ayant pour objectif
la comparaison entre les enveloppes externes de la Terre et les différentes
météorites. Réaliser ensuite le deuxième graphique
comparant la composition du noyau à celle des sidérites.
Voici des exemples de graphiques obtenus :



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