Le maintien de la posture nécessite un réajustement permanent et réflexe, de l'état de contraction des muscles extenseurs et fléchisseurs appelé tonus musculaire. Le réflexe myotatique, élément principal de ce maintien, se définit comme la contraction réflexe d'un muscle en réponse à son propre étirement. Cette réponse peut être considérée comme un aspect du phénotype de l'organisme. Comment l'activité musculaire participe-t-elle au maintien de la posture ?
Quels sont les muscle intervenant dans la station debout ? Pour détailler la musculature des jambes, il est possible de consulter le site "Muscle Atlas" qui précise l'insertion de tous les muscles du corps.
Objectif : I) Étudier les variations du tonus musculaire en fonction de la posture Pour cela des électrodes sont disposées sur le muscle soléaire (un des muscles du mollet avec les deux gastrocnémiens) et sur le jambier antérieur comme le présentent les deux photographies ci-dessous en respectant le branchement préconisé par le logiciel utilisé ("Refmyo" par exemple).
Les électrodes sont reliées à une interface EXAO afin d'enregistrer l'activité électrique de ces deux muscles. Une première étude permet de bien préciser le rôle de chacun de ces deux muscles dans le mouvement de l'articulation. Enregistrer sur 10 secondes en réalisant des mouvements d'extension et de flexions du pied. L'activité des deux muscles est alors mise en évidence mais souvent l'alternance n'est pas réalisée car il est difficile d'inhiber totalement le tonus du muscle antagoniste. Suivant les sujets, les résultats sont plus ou moins probants. En utilisant une planche mobile autour d'un axe (un demi rondin placé sous la planche fera l'affaire), le rôle des muscles antagonistes peut être précisé suite à un mouvement vers l'avant ou vers l'arrière.
Cet enregistrement présente l'électromyogramme des deux muscles. On notera l'aspect complexe durant la contraction du muscle étiré et l'inhibition du muscle antagoniste. Une étude en réponse à un stimulus d'étirement simple permet d'étudier ce réflexe de posture avec plus de précision.
II) Étude d'un réflexe d'étirement provoqué par un stimulus Pour
déclencher le réflexe myotatique on peut utiliser deux
type de stimuli :
III) La vitesse de propagation du message nerveux lors du réflexe d'étirement Pour estimer la vitesse du message nerveux, il suffit de considérer la distance aller/retour entre le talon d'achille, la moelle épinière et le muscle. Cette distance est d'environ de 2 m chez un individu de 1,82 m et de 1,80 m chez un individu de 1,71 m. L'enregistrement ci-dessous est réalisé suite à un déclenchement par le marteau réflexe.
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